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Guy Môquet

Guy Môquet naît à Paris le 26 avril 1924. Etudiant au lycée Carnot, il se passionne très tôt pour la politique et choisi, Guy Môquet Guy Môquet dès l'arrestation de son père, le syndicaliste cheminot et député communiste Prosper Môquet, de suivre ses traces.

Son père est arrêté avec 43 autres députés en octobre 1939. Il est déchu de son mandat en janvier 1940, puis comme ses camarades, condamné en avril à 5 ans de prison. Il est ensuite déporté en mars 1941 avec d'autres députés communistes au bagne de Maison-Carrée en Algérie.

Après l'arrestation de Prosper, Guy, sa mère Juliette et son petit frère Serge s'étaient réfugiés à Bréhal dans la Manche. Guy Môquet revient à Paris, seul, et milite avec ferveur au sein des jeunesses communistes réorganisées clandestinement. Il distribue des tracts et colle des papillons proclamant la politique du Parti, y compris après l'entrée des Allemands dans Paris, le 14 juin 1940, et la proclamation de l'Etat Français, le 10 juillet suivant.

Le 13 octobre 1940, Guy Môquet, alors âgé de 16 ans, est arrêté Gare de l'Est par des policiers français qui recherchent les militants communistes. On l'interroge. On veut lui faire livrer les amis de son père.

Incarcéré à la prison de Fresnes, le jeune militant est inculpé, sous le même chef d'accusation que son père, "d' infraction au décret du 26 septembre 1939, portant dissolution des organisations communistes". Le 23 janvier 1941, il est acquitté par la 15ème chambre correctionnelle de Paris, et doit être mis en liberté surveillée.

Guy Môquet n'est pourtant pas relâché. Au contraire, il est transféré à la prison de la Santé à Paris le 10 février suivant. L'adolescent s'impatiente, écrit au procureur, mais rien n'y fait. Il est transféré à la prison de Claivaux, dans l'Aube, puis au camp de Choisel à Châteaubriant le 16 mai 1941 où sont détenus d'autres militants communistes généralement arrêtés entre l'automne 1939 et 1940.

Le 20 octobre 1941, trois résistants communistes, Marcel Bourdarias, Gilbert Brustlein et Spartaco Guisco, abattent à Camp de Choisel - Châteaubriant - 1941 Camp de Choisel - Châteaubriant - 1941 Nantes, le Felkommandant Karl Hotz, commandant des troupes d'occupation de Loire-Inférieure. En guise de représailles, l'Occupant décide de fusiller 50 otages.

Le ministre de l'Intérieur du gouvernement de Vichy, Pierre Pucheu, propose une liste comprenant essentiellement des communistes dont 27 prisonniers du camp de Choisel, parmi lesquels, Guy Môquet. Parallèlement, vingt et une autres personnes sont fusillés à Nantes et à Paris.

Le 22 octobre 1941, quelques minutes avant d'être conduit sur le lieu d'exécution, alors rassemblé avec ses camarades dans la baraque 6 du camp de Choisel, Guy Môquet écrit une dernière lettre qui commence par, "Je vais mourir !", et se termine par, "Je vous embrasse de tout mon coeur d'enfant", "Courage !".

Les vingt-sept otages sont fusillés, en trois groupes, dans la carrière de la Sablière. Ils refusèrent qu'on leur bande les yeux et, dans leur dernier souffle, crièrent "Vive la France".

Le lendemain, les Allemands dispersent dans plusieurs cimetières des environs les corps de ceux que le Général de Gaulle qualifie, dès le 25 octobre suivant dans un discours à la radio, de "martyrs" : "En fusillant nos martyrs, l'ennemi a cru qu'il allait faire peur à la France. La France va lui montrer qu'elle n'a pas peur de lui".

Le corps de Guy Môquet est par la suite transporté au cimetière parisien du Père Lachaise (carré 97) pour être inhumé aux côtés de son frère et de sa mère.

A titre posthume, Guy Môquet est chevalier de la Légion d'honneur, et est titulaire de la Croix de Guerre et de la Médaille de la Résistance.

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