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Forges du Pays de Châteaubriant

Paysage rural riche en forêts et cours d'eau, à l'architecture marquée par le schiste, le Pays de Châteaubriant fait figure d' importante région industrielle à la fin du XVIIème siècle et au début du XVIIIème siècle. En 1662, l'ingénieur suédois Abraham Cronström, visitant les sites métallurgiques de l'Europe atlantique, le donne comme unique exemple français. Reconstitution de la Forge Neuve de Moisdon la Rivière vers 1790 Reconstitution de la Forge Neuve de Moisdon la Rivière vers 1790

Le Pays de Châteaubriant a une vocation sidérurgique qui s'affirme dès le Vème siècle avant notre ère. Même si les traces écrites sont peu nombreuses jusqu'au début du Moyen Age, l' archéologie a prouvé que cette vocation remonte bien à la protohistoire. Cette activité semble être implantée dans les forêts car le besoin en bois est considérable pour alimenter des bas fourneaux qui réduisent le minerai de fer. Au Moyen Age, des forges à bras, avec des équipements légers et des équipes réduits en hommes, peuvent être déplacées au gré des ressources des forêts. Elles sont surtout la propriété des seigneurs de la région. Elles perdurent dans la région castelbriantaise jusqu'au XVIème siècle.

Au XVIème siècle, le haut fourneau est importé dans le Pays de Châteaubriant. Une grande forge est une usine hydraulique qui comprend généralement plusieurs parties. La fonte liquide produite dans le haut-fourneau est destinée à être moulée pour être transformée en acier ou en fer dans un atelier d'affinage, ou utilisée immédiatement dans des moules pour fabriquer des objets. Ce type de métallurgie, dite indirecte, nécessite des capitaux, d'immenses ressources en bois et des techniciens chevronnés, ce qui explique le rôle essentiel des grandes familles seigneuriales, au premier rang desquelles se trouvent les princes de Condé, seigneurs de Châteaubriant. Atelier de fenderie  clouterie Atelier de fenderie clouterie

Après l'âge d'or du XVIIIème siècle, puis la tourmente révolutionnaire pendant laquelle ces forges continuent de fonctionner sous de nouvelles autorités, celles-ci connaissent beaucoup de difficultés dans la première moitié du XIXème siècle. Le traité de libre-échange signé entre la France et le Royaume Uni en 1860 et l'essor très rapide de la sidérurgie au coke entraînent leur ruine brutale.

Les besoins en fonte ne cessant d'augmenter en liaison avec le développement du machinisme agricole et industriel, des entrepreneurs innovants vont se lancer dans la fonderie de seconde fusion à Châteaubriant. Cette ouverture vers de nouveaux procédés est à l'origine de deux des entreprises sidérurgiques les plus importantes du Pays de Châteaubriant : la Fonderie Castelbriantaise (FOCAST) intégrée aujourd'hui au groupe PEBECCO, et la Fonderie Mécanique Générale Castelbriantaise (FMGC) membre du groupe FARINIA, qui perdurent aujourd'hui une activité millénaire.

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